Descente extrême en VTT !

Posted on 22 septembre 2010

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A l’heure d’été, quoi de mieux que le VTT de descente pour remplacer le ski alpin ? Tout aussi physique, que technique, cette discipline offre comme son compère, des sensations inouïes de glisse et de vitesse. Direction Métabief pour une entrée en piste … sans perdre les pédales !

C’est au pied de la station, devant le magasin « Adrenalin Point » que nous avons rendez-vous avec Matthias Hanriot, un jeune moniteur indépendant. A l’intérieur, « Bonix » nous fait essayer le matériel de sécurité : casque intégral, genouillères, coudières, gilet renforcé… Déguisé en Robocop, je découvre ensuite mon vélo, une belle bête de 15 kilos : freins hydrauliques, amortisseurs et suspensions futuristes, pneus larges, unique plateau avant, huit vitesses, la chaîne est même surmontée d’un mécanisme qui empêche le déraillement dans les descentes… Un petit bijou d’une valeur de 2 000 € ! Il est l’heure d’enfourcher le VTT et de s’essayer à quelques exercices techniques. « En descente, il faut toujours que tu maîtrises ton vélo en adoptant des positions spécifiques : debout sur les pédales, les mains sur les freins en permanence. Si tu te relaxes en t’asseyant sur la selle, c’est le vélo qui va dominer les trajectoires… ». En pédalant debout, une main en l’air, l’autre sur le guidon, je défile devant Matthias qui semble se satisfaire de mon numéro, avant de poursuivre par d’autres exercices d’équilibre. « Tout est une question de gravité, pour compenser la pente, il va te falloir reculer au maximum sur ton vélo pour ne pas basculer à l’avant ». Bien reçu ! Même si le temps est clément ce matin-là, une chose est sûre, je n’ai pas vraiment envie de faire un soleil !

 

 « In the wood ! »

L’heure est venue de rejoindre les remontées mécaniques. Après présentation de nos forfaits, des agents de la station nous aident à charger les vélos sur le télésiège. Les pieds dans le vide, j’admire le paysage verdoyant tout à fait splendide, alors que des fous du guidon dévalent en dessous. Nous voilà arrivés sur le Morond à 1420 m (la station est à 1 000 m) avec vue imprenable sur le Mont d’Or et sur le Mont Blanc ! Avant d’en découdre, petit rappel de Matthias : « ne te bloque pas sur le vélo, il ne faut pas freiner sur les obstacles pour pouvoir les passer en enroulant, en allégeant. Il fait super beau, les sentiers sont secs, ce sont vraiment des conditions idéales pour se faire plaisir ! ». En avant alors, sur le parcours « In the wood » ! Quelques mètres –dans le vent !- et le plaisir du pilotage se ressent déjà. Racines, ornières, cailloux, il faut sans cesse dompter le terrain sur lequel on évolue. Je repense au conseil de Matthias (freiner après les obstacles, pas pendant) avec au début, un peu de mal à me laisser glisser à toute vitesse. Une petite pause pour laisser respirer les bras et les jambes -qui prennent des sacrés secousses !- et nous repartons sur la « Free Red » sur sentier naturel en sous-bois. Une fois les réflexes et les mécanismes acquis, je m’adonne pleinement, le nez dans le guidon, à la discipline, qui m’offre des sensations bien décoiffantes ! Une petite demie-heure, 5 kilomètres et 500 m de dénivelé plus tard, retour à la case départ –sans chute s’il vous-plaît !-, sourire aux lèvres et prêt à repartir pour de nouvelles aventures !

Une station sur de bonnes pistes !

 Si Métabief est connu pour sa « culture VTT », c’est sans doute depuis 1993, année à laquelle la ville a accueilli les championnats du monde de VTT qui avaient réunis 100 000 personnes. Pendant six ans, elle a continué sur sa lancée et propose aujourd’hui onze pistes (sans compter les ballades VTT), toutes fraichement re-balisées. Tous les amateurs de deux roues seront conquis puisqu’elles sont destinées soit à la descente (parcours descendant composé de zones variées à travers les alpages ou les sentiers en forêt), à l’enduro (parcours variés à dominante descendante avec des parties plates ou des montées) ou au free-ride (parcours descendant sur sentier naturel agrémenté de passages techniques). Les passionnés de ski ne seront pas dépaysés puisque le code couleur reste le même : vert, rouge, bleu et noir selon les difficultés. Malgré tout, c’est le visage de la station qui lui, change. Aussi bien en hiver qu’en été, le plaisir des yeux et des sensations reste en tout cas, toujours entier !

Contact : 06 86 06 21 20 ou 03 81 38 94 76 ;  Courriel : mathanrot@hotmail.com 

 

 Texte Simon Daval / Photos Jean-François Lami

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