Mika : « Il y a plus de challenge et d’énergie dans un festival ! »

Posted on 6 juillet 2010

2



« Mika ? En 2007, j’étais le seul à le défendre, j’avais senti « le bon plan », au tout début, avant qu’il ne soit connu. On aurait pu l’avoir pour rien, il a cartonné pendant l’été et cette fois, il sera là mais avec un statut de tête d’affiche et un cachet beaucoup plus cher », lâchait Kem Lallot, un des programmateurs des Eurockéennes de Belfort, quelques jours avant le festival. Dimanche sur la grande scène, Mika, « artiste populaire », était attendu par des milliers de festivaliers. Le trublion libanais a tenu ses promesses et a coloré la soirée par son show survolté : une « Happy Ending » comme on les aime. Mais avant son entrée sur scène, il est venu en conférence de presse (avec plus de deux heures de retard !) se livrer sur son style, son monde, si particuliers mais qui plaisent tant. Interview.

 

Son style musical :

« C’est une sorte de musique pop assez particulière, pas nécessairement commerciale. J’écris une musique avec beaucoup d’euphories de joie et en même temps avec un coté assez macabre et assez sombre. Une chanson qui parle de la mort de quelqu’un de ma famille peut être dansante, une chanson qui parle de moi comme ado à l’age de17 ans et de ma période très dark peut être aussi très euphorique. Ces contrastes entre les paroles dark et la musique joyeuse, c’est ça qui est intéressant. »

Son spectacle :

« C’est très beau et visuel mais ça n’a pas un look Las Vegas. J’aime ce côté « fait main », la mise en scène, les décors… Tout est « fait main » par des amis. Il y a un côté bricolage, ça donne du coeur ! »

Les festivals : 

« Musicalement, il y a plus de challenge et d’énergie dans un festival. Il y a beaucoup de risques, on sait jamais ce qui va se passer. Et c’est un mélange de genre devant nous : ce n’est pas seulement mes fans, mais ceux d’autres artistes et c’est vraiment important de jouer pour tout le monde. Pendant l’été, il n’y a rien de mieux que les festivals ! » 

Les tournées :

 «  C’est super important de montrer à tout le monde pourquoi j’écris cette sorte de musique, de présenter mon monde pendant un concert de 2 h et inviter tout le monde à y rentrer. C’est de plus en plus difficile de vendre des disques, donc c’est important de faire des tournées. J’aimerais pouvoir dire que je ferai ça pendant encore longtemps. Et tout cela me donne une certaine pression. Ca me préoccupe beaucoup plus que ma coupe de cheveux ! »

 Sa médaille de Chevalier des Arts et des Lettres remise par Frédéric Mitterand, Ministre de la Culture :

« Ma mère a adoré ! […] J’ai passé toute mon enfance à Paris, ça veut dire beaucoup. C’est une sorte de symbole mais qui me donne pas mal de pression. Je me sens trop jeune pour ça. La médaille, je l’ai perdue… Je l’ai portée une fois pour aller au pub ac mes amis, j’avais trop trop bu, et je l’ai perdue devant le métro. J’étais en train de la chercher à quatre pattes par terre…. »

Publicités